ATELIER ALBERT COHEN

Groupe de recherches universitaires sur Albert Cohen

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Bienvenue sur le site de l'atelier Albert Cohen

Thèse Joëlle Zagury

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Nouvelle thèse en ligne

La thèse de Joëlle Zagury, Réception de l'oeuvre romanesque d'Albert Cohen par la critique journalistique, est désormais en ligne dans la catégorie "Travaux et Recherches" (juste à gauche), rubrique "Thèses et ouvrages".

Mise à jour le Dimanche, 17 Août 2014 09:33
 

Le cours de séduction de Mangeclous au festival d'Avignon

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Le comédien Jacob Haggai présente à Avignon, du 5 au 27 juillet 2014, la leçon de séduction de Mangeclous dans Les Valeureux. Un spectacle à ne pas manquer. 



Mise à jour le Mercredi, 02 Juillet 2014 12:48 Lire la suite...
 

Fallait-il proposer le portrait de Mangeclous aux épreuves du bac technologique ?

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Nous reproduisons ici les interrogations de Catherine Henri sur l'opportunité de proposer, à l'épreuve anticipée du bac de français en section technologique, ce portrait de Mangeclous qui, lu au premier degré par certains élèves, pourrait prêter à de fâcheux contresens. 


L’amour de l’argent d’un juif menteur aux pieds sales : un bon sujet du bac français ?

Publicité dans le quotidien

Publicité dans le quotidien "Le Matin", 1941

La littérature n'étant, comme chacun sait, pas faite de bons sentiments, de propos forcément convenables ni d'histoires à l'eau de rose, le choix d'un sujet au baccalauréat de français peut-il pour autant s'abstraire de toute considération liée au contexte social et politique ? Les concepteurs des sujets, et avec eux tous les membres de la longue chaîne de décision qui mène à leur validation, sont-ils, au nom de l'autonomie de la littérature, dispensés de tout discernement ?  C'est la question que pose dans le texte ci-dessous, avec ses termes à elle, Catherine Henri, écrivain, agrégée de lettres et professeur au lycée polyvalent Louis-Armand dans le 15ème arrondissement de Paris.

L.C.

Il s’agit seulement  de faire état , disons  au moins  d’une certaine perplexité,  à propos du texte suivant,  proposé  au commentaire à l’épreuve anticipée du bac français pour toutes les séries technologiques (STI, STMG, STL etc) :

[ « Albert Cohen, Mangeclous

Le roman raconte la vie de six compères et cousins juifs, sur l’île de Céphalonie, en Grèce.

« Le premier qui arriva fut Pinhas Solal, dit Mangeclous. C’était un ardent, maigre et long phtisique à la barbe fourchue, au visage décharné et tourmenté, aux pommettes rouges, aux immenses pieds nus, tannés, fort sales, osseux, poilus et veineux, et dont les orteils étaient effrayamment écartés. Il ne portait jamais de chaussures, prétendant que ses extrémités étaient « de grande délicatesse ». Par contre, il était, comme d’habitude, coiffé d’un haut-de-forme et revêtu d’une redingote crasseuse — et ce, pour honorer sa profession de faux avocat qu’il appelait « mon apostolat ».

Mangeclous était surnommé aussi Capitaine des Vents à cause d’une particularité physiologique dont il était vain. Un de ses autres surnoms était Parole d’Honneur — expression dont il émaillait ses discours peu véridiques. Tuberculeux depuis un quart de siècle mais fort gaillard, il était doté d’une toux si vibrante qu’elle avait fait tomber un soir le lampadaire de la synagogue. Son appétit était célèbre dans tout l’Orient non moins que son éloquence et son amour immodéré de l’argent. Presque toujours il se promenait en traînant une voiturette qui contenait des boissons glacées et des victuailles à lui seul destinées. On l’appelait Mangeclous parce que, prétendait-il avec le sourire sardonique qui lui était coutumier, il avait en son enfance dévoré une douzaine de vis pour calmer son inexorable faim. Une profonde rigole médiane traversait son crâne hâlé et chauve auquel elle donnait l’aspect d’une selle. Il déposait en cette dépression divers objets tels que cigarettes ou crayons. » ]

« Est-ce que vous ne pensez pas que… ? »

Lors de la réunion d’harmonisation destinée aux modérateurs, (qui devront en répercuter les conclusions sur les correcteurs de leur propre jury), ce qui vient d’abord, puisque le jeu est toujours de pinailler sur le sujet, ce sont des  réticences techniques, de minces  réserves : neuf notes de vocabulaire, pour un texte de vingt lignes, est-ce bien raisonnable ? Beaucoup étaient indispensables mais il en manquait à mon avis au moins une : bizarrement rien sur l’assez mystérieux (pour des élèves) « Capitaine des vents », qui pourrait pourtant engendrer une méprise. « On » a cru bon de ne pas faire référence au caractère anal de la formule, ce qui revient à  la censurer. C’est donc un  détail qui  a choqué les concepteurs, le côté péteur du personnage, mais pas l’ensemble du texte.

La vraie question est posée tardivement, timidement : « Est-ce que vous ne pensez pas que… ? Dérive possible …? Peut être lu comme raciste…?» Les inspecteurs n’accordent  qu’une réponse pleine d’équivoque : « Ce ne serait pas acceptable » … « Mais encore ? Faudrait-il sanctionner  la copie? Comment ? » Une autre question vient opportunément recouvrir une petite gêne à peine palpable. Rien dans le corrigé national proposé à chaque correcteur («  Un personnage à la fois comique et repoussant  etc ») ne soulève le problème. Une page neutre, sans aucune hésitation, aucune faille, aucun trou.

Tous familiers du second degré ?

Je ne dois pourtant pas être la seule à penser qu’il n’est peut-être pas très pertinent (ni malin, ni même politiquement correct ) de  balancer le jour du bac un texte présentant une image de juif laid, menteur, ridicule, avide, parmi d’autres images de « monstres », la grande Nanon d’Eugénie Grandet, le Gwynplaine de L’Homme qui rit, les gueules cassées de La Chambre des officiers, et faire de ce texte précisément  l’objet du commentaire .

Pour un professeur, ou un bon lecteur, il ne peut y avoir aucune ambiguïté : on est dans la loufoquerie, l’héroï-comique, quelque chose comme du Rabelais moderne. Mais les élèves sont-ils tous familiers du second degré ? De la distance ? Avant même de commencer à corriger mes copies, certains soupçons s'imposent, qui seront confirmés au moment de la correction. On peut se douter que ce texte a pu choquer quelques élèves juifs, même s’ils ont pu repérer que l’auteur l’était, et espérer qu’ils sont  familiers de Woody Allen, et de l’humour juif souvent fondé sur l’autodérision.

On peut aussi supposer que ce texte a pu provoquer bêtement,  dans certaines copies, un discours antisémite, qui plus est sous couvert d’anonymat, discours  qui devrait  sans doute être sanctionné, puisque c’est la loi, bien que les inspecteurs n’aient rien  dit en ce sens, et même refusé de répondre précisément.  Ce qui pose d’ailleurs un autre problème : est-il légitime  de  juger des copies d’examen sur  des critères éthico-politiques ?

Certains élèves trop malins pour se laisser prendre à ce qu’ils ont pu penser être un piège, ont dû  peut-être secrètement jubiler  devant un texte qui ne pouvait, au premier degré, que leur plaire, même au prix d’un contre-sens. Un texte estampillé officiel, puisque proposé au bac.

Ne pas voir et ne pas vouloir voir

Naturellement, je ne plaide pas pour une autocensure des professeurs dans le choix des textes à étudier en classe, qui font l’objet d’un travail d’explicitation  et d’analyse. Il me paraît bien au contraire justifié, et même nécessaire, qu’on puisse parler de religion,  d’éducation des femmes, ou de racisme,  et s’interdire certains sujets conduirait à mettre à l’index des pans entiers de la littérature. En revanche, je ne crois pas que le jour du bac, lors d’une épreuve nationale, sans explication, sans une présence, sans une parole, ce soit judicieux.

Mise à jour le Mercredi, 02 Juillet 2014 12:49 Lire la suite...
 

solal un cri d'amour

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La Compagnie Lunâme, jouera le mardi 17 juin au théâtre de la Vieille Grille,
et du 5 au 27 juillet dans le cadre du OFF du Festival d'Avignon,
"Solal, un cri d'amour"


Affiche spectacle Lunâme recto
Affiche spectacle verso


Mise à jour le Lundi, 16 Juin 2014 17:35
 

ARIANE au théâtre dans une mise en scène de Guillaume Gras

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Théâtre de la Jonquière
88 Rue de la Jonquière75017Paris

Le 28, 30 et 31 mai au Théâtre de la Jonquière.

Adapté du roman "Belle du Seigneur" de Albert Cohen, "Ariane" est un monologue où, dans l'intimité du bain, une jeune femme nous fait partager ses rêves et ses fantasmes. Entre cocasserie et sensualité nous suivons l'évolution féminine et amoureuse d'un des personnages les plus emblématiques de la littérature française!

Mise en scène : Guillaume Gras
Comédienne : Eurialle Livaudais
Scénographie : Claire Froës
Lumière : Grégoire de Lafond
Son : Tal Agam

Réservez vos places en envoyant un mail à  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

http://www.facebook.com/1409119426026284




 

Soutenance - Claudine Nacache Ruimi

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Mme Claudine NACACHE RUIMI soutiendra le lundi 14 octobre 2013 à 14h00 sa thèse de doctorat à la Sorbonne Nouvelle:
"La nourriture dans l'oeuvre d'Albert Cohen, un mariage miraculeux des contraires".

jury : Carole AUROY, Catherine MILKOVITCH-RIOUX, Jeanyves GUERIN, Alain SCHAFFNER - directeur
La soutenance sera publique. Elle aura lieu à l'adresse suivante:
Maison de la Recherche de Paris 3 - Salle Claude Simon - 4, rue des Irlandais 75005 PARIS (près du lycée Henri IV.)


Mise à jour le Dimanche, 13 Octobre 2013 18:30
 

Solal, un cri d'amour

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Image de l'Affiche de la pièce

 Solal, un cri d’amour, extraits de Belle du Seigneur d’Albert Cohen
le 13 novembre à 21h00 au Théâtre de la Vieille Grille (Paris).

La Compagnie Lunâme met en lumière

un aspect de Belle du Seigneur jusque là ignoré au théâtre...


Fils du grand rabbin de l’île grecque de Céphalonie, Solal s’est détourné des siens pour mener une vie d’aventures amoureuses et de réussite sociale, qui le mène à devenir le sous-secrétaire général de la Société des Nations, à Genève. En mission dans le Berlin de 1935, la haine antisémite le ramène violemment à sa judéité et, en un acte extrême, il décide de l’arborer publiquement. Il erre dans les rues berlinoises en tenue de prière, jusqu’à se faire lyncher par des nazis qui lui entaillent des croix gammées sur la poitrine. Solal est alors recueilli par les Silberstein, une famille juive qui, lasse des persécutions présentes et en en prévoyant l’aggravation, s’est enfouie pour habiter secrètement les caves de leur magasin d’antiquités. Il y rencontre Rachel, jeune femme belle et difforme, dont l’imaginaire oscille entre ses rêves de mariage et ses lubies morbides...




Mise à jour le Dimanche, 13 Octobre 2013 18:47
 

Alain Schaffner, le grandiose et le dérisoire

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Image couverture : Le grandiose et le dérisoire Va paraître en novembre :

Alain Schaffner

Albert Cohen, le grandiose et le dérisoire

 

Albert Cohen, romancier, mais aussi poète, dramaturge et autobiographe, n’est pas seulement  la voix du peuple juif dans la littérature française. C’est aussi un grand satiriste, un romancier de la passion, un explorateur des écritures du moi, un inventeur de formes et un styliste hors pair, usant magistralement de toutes les formes de l’oralité. Son œuvre baroque est pleine de jeux de miroirs, de renversements, de mises en abyme, et d’excès comiques ou tragiques.

La tension qui s’y établit entre le grandiose et le dérisoire résume la manière dont se tisse dans l’oeuvre le lien entre éthique et esthétique : d’un côté une morale athée de la compassion, de la « tendresse de pitié », un intérêt porté aux obscurs, aux sans-grade; de l’autre une esthétique du contrepoint, une polyphonie flamboyante, un appel à vivre avec intensité.


http://www.editionszoe.ch/livre/albert-cohen-le-grandiose-et-le-derisoire

 
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